

Dans ce modèle, les répercussions sur la santé et sur le bien-être vont plus loin que l’absence de maladie et d’incapacité. L’accent est mis sur un large éventail d’effets observables qui incluent non seulement la santé physique et la santé mentale, mais aussi le bien-être social, émotionnel et spirituel. Les effets, fondés sur des preuves scientifiques, vont d’une réduction du risque de maladie chronique à l’augmentation de la résilience et de la satisfaction envers la vie. Ce que vous réalisez quotidiennement peut vous conduire à une vie épanouie et signifiante.
Il est important de noter que les répercussions en lien avec la réalisation d’activités quotidiennes ne sont pas toujours positives. En effet, certains risques pour la santé peuvent se retrouver à chaque extrémité du continuum des éléments de l’horaire de vie et de l’utilisation du temps. Des activités comme l’exercice physique ou le bénévolat, par exemple, peuvent devenir malsaines pour la santé si elles ne sont pas réalisées avec modération ou si l’activité est imposée ou qu’elle ne fait pas de sens pour la personne. Les répercussions sur la santé et le bien-être peuvent changer au fil du temps. Par exemple, le fait de faire partie d’une gang de rue ou de consommer des substances illicites peut avoir un ensemble de répercussions positives et négatives, à court et à long terme, sur la santé et le bien-être. Les attentes de la société envers certains comportements, jugés appropriés ou non, peuvent également façonner la manière de voir ces activités et de les considérer comme saines ou malsaines.
Il y a cinq éléments clés, en lien avec l’utilisation du temps et l’horaire de vie, qui peuvent avoir des répercussions positives sur votre santé et votre bien-être. Ces éléments sont l’engagement, le sens, le choix et le contrôle, l’équilibre ainsi que les routines.
Chacun de ces éléments s’étend sur un continuum sur lesquels le bon dosage peut avoir des bienfaits sur la santé et le bien-être. Par contre, chaque extrémité du continuum est liée à un risque potentiel pour la santé.
Facteurs personnels.
Les facteurs personnels comprennent les caractéristiques propres à chaque personne comme l’âge, le sexe, le statut social, l’ethnie, la culture et la condition de santé. Ils peuvent influencer ce qu’une personne veut faire, ce qu’elle est capable de faire et ce qui est attendu d’elle.
Par exemple, une personne analphabète pourrait être restreinte dans la réalisation de certaines activités de loisir réduisant ainsi son « choix et son contrôle ». De ce fait, les opportunités de « développer ses capacités et son potentiel » et de « vivre du plaisir et de la joie » pourraient se voir diminuées.
Également, une personne nouvellement retraitée ayant comme trait de personnalité d’être consciencieuse ou extravertie pourrait plus facilement s’engager dans des activités signifiantes. À l’inverse, une personne retraitée introvertie pourrait éprouver davantage de difficultés à s’engager dans ce type d’activité. De ce fait, la première personne pourrait avoir accès à un éventail plus large d’opportunités lui permettant de trouver un « horaire de vie et utilisation du temps » optimal malgré le passage à la retraite. Ainsi, elle pourrait plus facilement vivre diverses dimensions de l’expérience favorisant sa santé et son bien-être qui aurait pu être perdue lors de cette transition de vie.
Facteurs sociaux.
Les facteurs sociaux comprennent l’environnement physique, institutionnel, socioculturel ainsi que politique et sociétal d’une personne. Son importance est non-négligeable, car selon un rapport du Sénat du Canada, la santé des canadiens serait attribuable à raison de 50% aux déterminants sociaux et économiques.
À l’échelle de l’environnement physique, des établissements sans adaptation pour les personnes à mobilité réduite pourraient être des obstacles à leur « engagement » dans des activités qui pourraient contribuer à leur santé et à leur bien-être.
À l’échelle institutionnelle, les décisions prises peuvent par les institutions peuvent, par exemple, influencer l’accessibilité, les possibilités de location et les critères d’admissibilité à certains programmes. Ces décisions peuvent être favorables et donc, par exemple, résulter en un accès facilité aux services de transport en commun, à des logements à prix modique ou à l’instauration de lois limitant la discrimination de minorités. La participation aux activités qui découlent de ces décisions peut avoir une influence positive sur « l’horaire de vie et l’utilisation du temps », les « dimensions de l’expérience » et « la santé et le bien-être » d’une personne ou d’un groupe.
À l’échelle socioculturelle, la stigmatisation et la discrimination fondée, par exemple, sur l’âge, le sexe, l’ethnie ou la condition de santé peut restreindre les possibilités de s’engager dans des activités ayant un « sens personnel », mener à l’isolement et influencer négativement la santé et le bien-être d’une personne ou d’un groupe, ainsi que les autres concepts du modèle Vivez bien votre vie.
À l’échelle politique/sociétale, les valeurs priorisées par une société peuvent grandement influencer les investissements politiques et les possibilités de participations à des activités qui en résulteront pour plusieurs personnes. Par exemple, le financement de centres communautaires ou d’activités parascolaires peut dépendre de l’importance qu’accorde une société aux bienfaits que ces initiatives peuvent apporter à la santé et au bien-être de ses citoyens.